À ce stade-ci, vous avez probablement déjà une bonne idée des processus que vous souhaitez automatiser.

Toutefois, la plupart des tâches que vous pensiez possible pour l’automatisation ne sont probablement pas les meilleurs choix pour commencer.

 

Certaines applications sont plus faciles à automatiser que d’autres. Ainsi pour votre première automatisation, vous devriez commencer progressivement et garder les tâches simples.

 

Les tâches idéales pour votre première configuration d’un cobot sont des tâches qui sont :

  1. a) hautement prévisibles, et
  2. b) répétitives

 

Astuce: Pour effectuer un test d’aptitude rapide, effectuez manuellement la tâche que vous envisagez d’automatiser et déterminer si vous pourriez faire la même tâche sans voir ou ressentir la pièce, son poids ou la force appliquée par celle-ci. Pourriez-vous effectuer la tâche dans une pièce sombre? Votre réponse vous donnera une indication des capteurs supplémentaires que vous devrez utiliser.

 

Quelles tâches sont faciles à automatiser?

Pour votre premier projet d’automatisation, nous vous recommandons d’explorer les options ci-dessous.

  • Tâches répétitives: les robots sont particulièrement bons pour des tâches répétitives et à longue durée. Si vous avez une application qui répète le même mouvement toute la journée, c’est un bon candidat pour l’automatisation. Les robots collaboratifs ne se limitent pas à soutenir les travailleurs humains et à améliorer la productivité: ils contribuent également à la santé des travailleurs en général.

 

En fait, un bon endroit pour commencer à chercher des applications compatibles avec les robots collaboratifs sont des endroits dans votre usine où vos travailleurs souffrent de blessures de stress causées par un mouvement répétitif ou des endroits qui ont été identifiés avec un risque élevé pour ce type de blessures.

  • Présentation des pièces (sélectionner et placer)
    • Pièces ordonnées: Une pièce ou une série de pièces qui sont toujours dans la même position pendant l’ensemble du processus sont faciles à automatiser. Votre robot collaboratif peut répéter le même mouvement encore et encore sans jamais s’arrêter et se poser trop de questions sur le positionnement de la prochaine pièce à traiter.

 

    • Pièces similaires: Les pièces avec des propriétés similaires (dimension, poids ou aspect physique) permettent des transitions plus faciles entre les changements de production et rend possible pour le robot de gérer ces pièces sans changement d’outil.

 

    • Distribution: La pièce est placée avec précision, de sorte qu’elle tombe dans le même endroit chaque fois. Les applications qui exigent plus de précision seront plus difficiles à mettre en place.

 

    • Matrices et plateaux: si vous avez une matrice de pièces (c.-à-d. 10 x 10 parties), ou si elles viennent dans des plateaux (par exemple lors de la manipulation de petites pièces), vous pouvez apprendre au robot comment choisir chaque pièce dans la matrice ou le plateau en programmant simplement la position initiale, la position de fin et le nombre de pièces dans chaque ligne et chaque colonne.

 

Les processus qui impliquent des matrices fixes sont les plus faciles à automatiser, mais dans le cas d’un bac, vous pouvez programmer votre robot pour retirer le bac lorsqu’il est vide et en apporter un nouveau au même endroit pour recommencer à sélectionner les pièces.

 

Quelles tâches amènent un défi au niveau de l’automatisation ?

Nous ne recommandons pas de choisir les applications ci-dessous pour votre premier projet d’automatisation, car plus votre cellule robotique est complexe, plus vous dépenserez de temps, d’énergie et d’argent.

 

La meilleure stratégie est de démarrer petit et d’augmenter la complexité à mesure que vous développez votre expérience d’automatisation.

 

  • Présentation de la partie non structurée: s’il est difficile de trouver une pièce avec vos mains, il sera également difficile pour votre robot de la trouver. En fait, si les pièces sont présentées dans différentes positions et orientations chaque fois, vous aurez besoin d’un peu plus d’intelligence que juste un bras robot. Cela signifie plus de programmation et pourrait signifier l’ajout de capteurs supplémentaires.

 

  • Pièces grandement divergentes: les pièces qui varient selon la dimension, le poids et la géométrie physique ou qui sont déformables nécessitent souvent des changements d’outil entre les productions. Cette option est possible, mais cela ajoute plus de complexité au processus.

 

  • Convoyeurs: Avec un peu plus de complexité, il est également possible d’automatiser les convoyeurs. Cependant, vous devrez trouver des détails tels que la vitesse, la position relative et d’autres spécifications liées au temps, au mouvement et au déplacement. C’est un autre scénario dans lequel vous aurez besoin d’une programmation supplémentaire pour que le système fonctionne.

 

  • Capteurs: Si vous devez intégrer tout type de capteur, comme la vision ou le couple de force, le niveau de complexité augmente conséquemment. Vous devrez ainsi prévoir plus de temps d’intégration et un coût global plus élevé.

 

  • Intégration avec les machines: Vous pourriez avoir besoin de votre robot pour communiquer avec une autre machine. Il s’agit d’un processus relativement simple, mais qui peut être difficile si vous n’avez jamais fait d’automatisation. Un truc consiste à faire utiliser l’interface de la machine (qui a été construite pour les humains) par le robot, comme les portes manuelles ou les boutons de démarrage. Autrement, un câble numérique entre la machine et votre robot peut être utilisé.

 

  • Tâches liées au contrôle de la force: Votre robot peut broyer, polir, forer, souder et peindre, mais les éléments de ces processus nécessitant une touche spécifique ou humaine peuvent être difficiles à automatiser. Faire passer le robot de A à B, est une tâche facile. De faire suive une trajectoire au robot tout en lui faisant appliquer une force précise dans un processus spécifique est plus difficile – à la fois en termes d’intégration et de programmation de capteurs.

 

En conclusion, les robots collaboratifs sont vraiment bons pour sélectionner et placer, pour la manutention et la distribution des matériaux. Les applications nécessitant de la force et impliquant des pièces en mouvement posent toutefois de plus grands défis. Selon nous, les entreprises profitent aux maximum de leurs « collègues » robot sont celles qui commencent simplement et développent progressivement leur expertise. Mais l’important c’est surtout de commencer maintenant!

 

Article traduit de Getting Started With Collaborative Robots de Robotiq.

Laisser un commentaire