Le 7 mai 2025, quand le MAPAQ avait lancé la version précédente du Programme transformation alimentaire (PTA), l’enveloppe s’était épuisée en quelques mois. Le 20 juillet 2026, le ministère a rouvert le programme avec une nouvelle enveloppe de 80 millions de dollars sur deux ans, signe que la demande des transformateurs alimentaires québécois pour l’automatisation ne ralentit pas.
Pour une entreprise qui songe à intégrer des robots ou des systèmes automatisés dans sa production, c’est le moment d’agir : les demandes sont traitées en continu, au fil de leur arrivée, jusqu’à épuisement des fonds ou au 31 mars 2027. Autrement dit : ce n'est pas un programme qu'on peut se permettre de reporter. Les fonds sont accordés à mesure que les demandes arrivent, et non gardés en réserve pour une ronde finale.
Ce qui a changé depuis la dernière ronde
L’an dernier, 306 projets ont été financés pour un total de 37.4 M$, l’enveloppe a été entièrement engagée avant même la date de fin prévue. Cette fois, le MAPAQ a resserré certains seuils et introduit un simulateur d’admissibilité financière pour aider les entreprises à valider leur dossier avant de le soumettre. Le plafond d’aide cumulative reste fixé à 525 000 $ par entreprise pour toute la durée du programme, qui court jusqu’au 31 mars 2028.
Le volet qui vous concerne : Productivité de la main-d’œuvre
Le PTA compte quatre volets, mais celui qui touche directement l’automatisation et la robotisation est le volet 2 — Productivité de la main-d’œuvre. Il vise les entreprises qui veulent :
- automatiser une ligne de production (dosage, tri, emballage, palettisation) ;
- intégrer des bras robotisés ou des cobots pour des tâches répétitives ;
- déployer un système de vision artificielle pour le contrôle qualité ;
- implanter ou adapter un système de gestion intégré (ERP, MES).
Financement offert : 50 % des dépenses admissibles, jusqu’à 150 000 $, avec un bonus pouvant atteindre 10 % pour les projets alignés sur les priorités ministérielles (développement durable, fournisseur québécois, etc.). L’aide minimale est de 25 000 $, pour un projet dont les dépenses admissibles atteignent au moins 50 000 $.
Conditions particulières au volet 2 : en plus des critères généraux du PTA (inscription au Registraire des entreprises, minimum 12 mois d’exploitation, établissement situé au Québec, revenus de l’entreprise sous 200 M$), il faut démontrer un minimum de 300 000 $ de revenus liés à la transformation et au moins 100 000 $ en capitaux propres. Le projet doit aussi s’appuyer sur un diagnostic démontrant un gain réel de productivité.
Pourquoi ne pas attendre
L’expérience de 2025 le montre : ces enveloppes se vident rapidement, et le traitement se fait par ordre d’arrivée plutôt qu’à une date limite fixe. Un dossier soumis en août a de meilleures chances qu’un dossier soumis en février. Le diagnostic de productivité exigé par le volet 2 prend aussi du temps à préparer, mieux vaut s’y prendre tôt.
Comment Revtech peut vous aider
Chez Revtech, on accompagne les transformateurs alimentaires québécois depuis plus de dix ans dans leurs projets de robotisation, de l’analyse de faisabilité jusqu’à l’intégration complète de la cellule robotique. On connaît les exigences du volet 2 du PTA et on peut vous aider à bâtir un projet et un diagnostic de productivité solides, prêts à être soumis.
Vous songez à automatiser une étape de votre production ? Parlez-en à notre équipe, une simple discussion peut vous faire économiser du temps et maximiser vos chances d’obtenir le financement.
Simulateur de l’admissibilité financière
Le simulateur de l’admissibilité est un outil conçu pour vous aider à évaluer si vous répondez à certains critères financiers exigés dans le cadre du Programme. Le fait d’utiliser ce simulateur ne garantit pas votre admissibilité à une aide financière si vous déposez une demande officielle.
Lors du dernier lancement du Programme en 2025, la principale raison d’inadmissibilité concernait ces critères financiers.
Il vous est donc recommandé d’utiliser le simulateur avant de présenter une demande au Programme, afin de prendre une décision éclairée sur la pertinence de poursuivre le processus de dépôt d’une demande d’aide financière.
Prenez note qu’une cote de 1,29 et moins entraîne automatiquement un refus.
