Anticiper une défaillance avant qu’elle provoque un arrêt de production : voilà l’objectif de la maintenance prédictive. Au Québec, cette approche gagne progressivement du terrain.
Selon la 17e édition du Baromètre industriel québécois de STIQ, 32 % des PME manufacturières répondantes avaient déjà intégré la maintenance prédictive en 2025, comparativement à 27 % en 2019. Cette progression de cinq points de pourcentage est notamment rapportée dans le dossier du magazine MCI d’août-septembre 2026, « Légère progression en 2025 dans les usines du Québec ».
Le constat est encourageant, mais l’adoption demeure minoritaire. Pour les entreprises qui souhaitent améliorer la fiabilité de leurs équipements, ces données ouvrent une réflexion : comment mieux anticiper les interventions plutôt que de subir les pannes?
Que signifie la maintenance prédictive?
La maintenance prédictive s’appuie sur des données provenant des équipements pour repérer des signes de dégradation et anticiper les besoins d’entretien. Selon les machines et les défaillances recherchées, ces données peuvent notamment porter sur les vibrations, la température, la pression ou le comportement de certains composants.
L’objectif est de détecter une évolution anormale suffisamment tôt pour permettre une intervention planifiée. Le dossier de MCI présente notamment des applications où des capteurs et des outils d’analyse servent à surveiller les équipements et à repérer leur dégradation avant une défaillance.
Cette approche complète l’entretien préventif, qui repose généralement sur des interventions prévues selon un calendrier, les heures d’utilisation ou les recommandations du fabricant. Un programme prédictif ne dispense donc pas d’effectuer les inspections et les entretiens requis.
Une progression réelle, mais graduelle
Le passage de 27 % à 32 % s’est effectué entre 2019 et 2025 : il s’agit d’une évolution sur six ans, et non d’un bond réalisé en une seule année. STIQ souligne d’ailleurs que l’intégration de plusieurs technologies numériques a peu progressé durant cette période, tout en relevant une amélioration pour la maintenance prédictive.
Ces résultats proviennent d’un sondage réalisé auprès de 500 PME manufacturières québécoises de 10 à 500 employés, interrogées au début de 2026 sur leur situation en 2025. Ils décrivent donc cette population manufacturière, et non l’ensemble des entreprises québécoises, tous secteurs confondus.
Par où commencer dans une usine?
Pour une entreprise qui souhaite explorer la maintenance prédictive, un premier projet peut se concentrer sur un équipement dont l’arrêt perturbe fortement la production.
La démarche consiste alors à préciser les défaillances à anticiper, à vérifier les données disponibles et à déterminer comment les constats mèneront à une intervention. Une alerte n’est utile que si l’équipe sait comment l’interpréter et quelle action entreprendre.
Dans une cellule robotisée, cette réflexion peut également porter sur les équipements périphériques : convoyeurs, systèmes pneumatiques, dispositifs de positionnement ou équipements de procédé. La disponibilité de la cellule dépend de l’ensemble de ses composants.
Mieux planifier l’entretien de vos équipements robotisés
La maintenance prédictive s’inscrit dans une démarche plus large de fiabilité. Une connaissance de l’état des équipements, un historique d’interventions et un programme d’entretien structuré constituent des bases utiles pour faire évoluer ses pratiques.
Chez Revtech Systèmes, nous accompagnons les manufacturiers dans la maintenance et la réparation de leurs équipements robotisés. Vous souhaitez mieux planifier vos interventions ou identifier les équipements qui méritent une attention particulière?
