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Le Journal de Québec a récemment publié un article sur un atelier d’usinage, MF2 Aéro, situé à Trois-Rivières. Cette entreprise a adopté la technologie de la robotique collaborative pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre. Voilà une entreprise québécoise qui a compris les raisons d’investir dans la technologie robotique afin de continuer sa croissance. 

Selon Revtech Systèmes,qui accompagne MF2 Aéro dans l’implantation de robots collaboratifs pour le chargement de machines CNC et l’inspection de pièces, introduire un robot dans son atelier d’usinage est beaucoup plus simple et accessible que l’on pense.

 

POURQUOI S’INVESTIR?

En ces temps de rareté de main d’oeuvre, plusieurs entreprises investissent pour le développement de leur département des ressources humaines, des programmes de recrutement à l’étranger et dans différentes stratégies de rétention de main d’oeuvre et c’est bien de le faire. Malheureusement, ces démarches sont souvent longues, coûteuses et ne garantissent pas à l’entreprise le recrutement de personnel de qualité. S’ajoutent ensuite les coûts de formation des nouveaux employés doublés du risque d’un départ prématuré vers d’autres entreprises pour quelques dollars de plus. 

Par contre, quand on regarde la robotisation, il s’agit de faire comme MF2 Aéro. C’est-à-dire trouver la bonne application simple et bien comprendre le retour sur l’investissement que ce genre de solution apporte. 

Alexandre Paré, ing. Cofondateur de Revtech Systèmes, une entreprise qui intègre des solutions robotiques au Québec mentionne que le retour sur l’investissement en période de pleine productivité ne doit pas se compter par le montant des dépenses reliées au nombre d’employés remplacés.

Quand le robot est implanté, aucun employé n’est perdu! Le montant hebdomadaire des salaires versés par l’entreprise reste donc le même. Le talent des ressources humaines doit être réaménagé. Le retour sur l’investissement se trouve donc dans l’augmentation de la productivité pour l’entreprise. 

Qu’est-ce que ces employés nouvellement attitrés à de nouvelles tâches nous permettront de faire de plus dans notre production?

Pour un atelier d’usinage comme MF2, le retour sur l’investissement se trouve sur l’efficacité du robot à faire le chargement des machines et l’inspection des pièces. En effet, le robot effectue ces tâches de façon continue, régulière et en toute autonomie.

Le retour sur l’investissement se trouve également dans les nouvelles tâches à valeurs ajoutées que le personnel réaménagé réalise tel que l’optimisation de programme d’usinage et la programmation d’un plus grand nombre de pièces. Les talents des employés sont alors mieux exploités ce qui est une excellente source de motivation pour ces derniers.

 

ROBOTISER! OUI, MAIS COMMENT?

Pour un manufacturier qui souhaite entreprendre des démarches vers la robotisation et l’automatisation de son usine, Revtech Systèmes propose l’approche Lean Robotics. Elle permet de commencer rapidement et simplement l’intégration de technologies robotiques dans la production.  

Trop de manufacturiers envisagent avec hâte le virage de l’automatisation, de la robotisation et du fameux 4.0 avec une vision nettement trop large, ce qui peut finir par faire peur. Imaginez avoir 1 puis rapidement 5 ou même 10 robots qui travaillent dans votre usine… Cela permet à l’équipe en place d’en faire plus. Mais pour y arriver, il faut commencer simplement, car un robot qui n’est pas encore fonctionnel donne 0 en retour. 

Le conseil que Samuel Bouchard, PDG de Robotiq et auteur de Lean Robotics, donne le plus fréquemment aux manufacturiers clients de son entreprise : ‘’Commencer par robotiser une tâche simple de la chaîne de production’’ Cela permet de réaliser un retour sur l’investissement rapidement en plus de bâtir simultanément les compétences des employés. Des clients, Robotiq en compte plus de 5 000 dans le monde. 

Au Québec, Revtech utilise l’approche Lean Robotics avec leurs clients afin de leur permettre de faire croître leur productivité, mais également leurs compétences en robotique. Plusieurs de leurs clients sont des premiers utilisateurs de robots. Dans tous les cas, l’équipement est rentabilisé à l’intérieur de 6 à 12 mois… Et le premier robot est rarement le dernier!

Les manufacturiers doivent donc continuer d’avoir une vision à long terme pour leur virage vers la robotisation, mais doivent commencer en toute simplicité. C’est ce qui leur permettra de résoudre leurs problèmes de main d’oeuvre et vivre une histoire à succès sur du long terme!