dans Divers

Les membres de l’équipe de Revtech travaillent depuis longtemps en robotique collaborative. Une nouvelle forme de robotique dans laquelle on s’imagine un humain qui travaille en collaboration avec le robot: l’image est forte simple à créer dans nos têtes. De plus en plus, les gens s’éduquent et n’ont plus l’image de RoboCop qui collabore avec les humains dans des missions périlleuses. Les gens comprennent maintenant mieux la robotique collaborative dans un milieu industriel et sont maintenant capables de bien l’imaginer.

 

Par contre, est-ce vraiment une «collaboration» entre l’humain et le robot? Au fil du temps, quand on regarde chez Revtech les différentes applications que nous avons développées, on parle bien souvent d’une cohabitation et non d’une «collaboration» humain-robot. Quand on pense collaboration, on pourrait décrire le processus de l’assemblage d’une pièce, par exemple, où le robot tend une pièce à l’opérateur ou assiste l’opérateur dans une étape d’assemblage. Cela représente vraiment un aspect de collaboration humain-robot, ce qui reflète le thème de robotique collaborative. Un des bons exemples de collaboration robot-humain est l’application démontrée dans cette vidéo où l’opérateur et l’humain sont constamment en train d’échanger des pièces et de l’information afin d’en arriver à une séquence finale. Par contre, ce type d’application est plutôt rare présentement.

 

Ce qu’on voit fréquemment est beaucoup plus de la robotique co-habitative. C’est-à-dire que le robot performe une certaine tâche et que l’opérateur ne fait qu’être présent dans l’environnement du robot et vient simplement intervenir avec le robot qu’à certaines occasions spécifiques, mais les interventions sont souvent courtes. Si on prend l’exemple d’un robot qui fait le chargement et déchargement de CNC, l’opérateur vient quand le robot à terminer les pièces ou pour ajouter des pièces à produire. Donc intervention courte et peu fréquente.

Capture d’écran 2017-12-20 à 14.20.41

En résumé, on utilise fréquemment le terme robotique collaborative alors qu’on voit plus souvent une cohabitation humain-robot qu’une collaboration directe. Ceci vient impacter la façon de voir les choses, mais aussi l’analyse de risque qui doit être faite sur une cellule avec un robot collaborative. La fréquence des interventions ou de la proximité entre l’humain et le robot est une variable qui entre dans cette analyse de risque.