Selon une étude récente menée auprès de PME québécoises, l’automatisation n’est plus un simple projet technologique, mais un levier opérationnel essentiel pour améliorer la performance. Réalisée à l’été 2025 par la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI) en collaboration avec Investissement Québec (IQ), cette étude dresse un portrait clair de l’adoption de l’automatisation au sein des PME et de ses impacts sur les opérations.
Le rapport rappelle un constat fondamental pour les dirigeants des opérations : en 2024, la productivité horaire du Québec s’établissait à 56,4 $, comparativement à 59,2 $ pour la moyenne canadienne et 57 $ en Ontario. Dans ce contexte, les PME qui représentent 99,7 % des entreprises et 55 % de l’emploi salarié au Québec se retrouvent en première ligne pour combler cet écart. L’automatisation n’est donc plus perçue comme un projet technologique optionnel, mais comme un outil direct d’amélioration de la performance opérationnelle.
Selon l’étude, les PME qui ont adopté l’automatisation le font principalement pour des raisons opérationnelles bien ciblées :
Ces chiffres apportent une perspective pragmatique essentielle : l’automatisation peut générer des améliorations opérationnelles visibles à court/moyen terme, ce qui en fait un outil intéressant dans les plans de transformation et d’optimisation des opérations.
Même si l’intérêt pour l’automatisation est fort, l’étude souligne que certains obstacles persistent :
Contrairement à certaines perceptions, les projets d’automatisation ne sont pas réservés aux grandes organisations. Le rapport montre que :
Cela indique que l’effort financier est proportionnel à la structure de l’entreprise, et non un frein systémique.
Le point le plus structurant pour les décideurs opérationnels demeure le retour sur investissement. À ce chapitre, les résultats sont particulièrement parlants :
Ces données confirment que les projets bien ciblés et alignés sur les processus critiques peuvent générer des retours rapides, particulièrement dans les structures petites et moyennes.
Au-delà du ROI financier, l’impact sur la productivité est tangible :
Le rapport met également en lumière un élément clé : les premiers dollars investis génèrent les rendements les plus élevés, particulièrement dans les petites structures, avec jusqu’à 1 % de gain de productivité par tranche de 1 000 $ investis chez les microentreprises.
Dans un contexte où chaque décision d’investissement doit démontrer sa valeur, l’automatisation apparaît comme un outil concret pour sécuriser la capacité opérationnelle, améliorer la compétitivité et soutenir la croissance durable des entreprises québécoises.
Note : L’automatisation: un levier de productivité pour les PME québécoises, publié en octobre 2025, a été réalisé au cours de l’été par Investissement Québec et la FCEI. La démarche a permis d’analyser les réponses de plus de 350 PME québécoises de différents secteurs membres de la FCEI et clientes d’Investissement Québec.
Source : Rapport PDF